Evernight – Ep. 11

Evernight – Ep. 11

Présents : Catulla (X.O.), Hamilton Mc Cormak (Arnok), Locke (Bankace), Odel Razakar (Casa), Aelyn Sombre-Feuille (Chris)

Personnages impliqués : Aéden, Sarah, Parapuce, des ossements tout rongés et un héros morts.

Les deux travois que nous avions confectionnés seront loin d’être suffisants pour tout transporter. Trois sacs d’algues nous promettaient de récupérer cent cinquante sols, cela ne nous paierait même pas une lampe. Mais au moins, nous pourrions manger à notre faim. C’était déjà tellement plus que ce que nous avions vécu ces dernières semaines. La viande de troll assurerait également la subsistance du camp pendant quelques jours. Nous avions préparé les corps que nous ne pouvions pas transporter afin qu’ils se conservent suffisamment pour tenir le temps que nous revenions avec plus de monde pour tout prendre. Cela me remit un peu de baume au cœur, jusqu’à ce que je me rende compte que les garçons nous regardaient travailler, Cat et moi, sans rien faire d’autre que somnoler ou se curer les ongles. Locke avait même le toupet de s’être mis à ronfler.

— Hé, le vieux ! criais-je en le secouant. Tu as mangé du foie tout à l’heure. Ça t’a fait quoi ? C’était pas trop dégueulasse ?
— Hein ? Eh ! Aelyn ! Ah c’est toi… Le foie de troll ? Oh, tu sais, moi, je ne me préoccupe plus du gout des choses que je mange. Le simple fait de savoir que c’est revigorant me suffit. À mon âge, c’est b…
— Oui bon, ça va. Ça vous dérange pas de nous laisser bosser là ?
— Nous nous reposons. Solace a déjà bien œuvré à travers moi, jeune fille. N’ai-je pas déjà, grâce à sa lumière, refermé vos blessures ?
— Oui, bon bah, maintenant, on va pouvoir y aller. M’énervais-je tout en repiquant un des foies de trolls que Cat venait de découper. Cat, passe-moi un de ces trucs. Faut que j’essaie.
— Tu crois que tu vas être capable de manger ça ? demanda Cat en me tendant le morceau d’abats. Ça ne sent vraiment pas bon.

Je pris le foie et je fis l’erreur de le renifler. Ce n’était vraiment pas ragoutant. Cela sentait un mélange d’algue pourri, d’huitre avarié ou je ne sais quoi d’autre. En fait non, cela ne sentait rien de tout cela. J’étais bien incapable de comparer l’odeur avec quoi que ce soit que je connaisse. La seule chose qui était sûr, c’est que je n’avais vraiment pas envie de manger cette chose sans la faire cuire avant. Je regardais Locke qui me fixait, un sourire que je pensais moqueur aux lèvres. Si lui avait pu le faire, il n’y a pas de raison que je ne le fasse pas. Je fermais donc les yeux, pris une grande respiration. Ce fût la seconde erreur. L’odeur me pris au nez et provoqua une vague de nausée. Je ne vomis pas, heureusement. Pour faire bonne figure, je tendis l’organe à Cat.

— J’en ai pas besoin. C’est pas la peine de gâcher de la bonne viande pour rien. Dis-je en feignant la générosité. Autant le garder pour ceux qui ont faim au camp.
— Oui, tu as raison. Répondit Cat tout sauf dupe. Gardons-le pour ceux qui ont faim.

Chargés comme des mules nous entreprirent de retourner au camp. Ce ne fut pas simple, j’étais vraiment fatiguée par le combat, j’avais du mal à me remettre de l’empoisonnement infligé par les cristaux. Locke n’en menait pas large non plus. Le foie de troll l’avait certes un peu revigoré, mais pas suffisamment pour qu’il puisse tirer un travois seul. Au bout de presque six heures de marches, suivant les marques que j’avais laissées pour retrouver notre chemin avant de les effacer, nous étions revenus sur le promontoire qui surplombait le nouveau Port-Royal.
Nous fûmes accueillis avec de grands sourires. Une dizaine d’habitants du camp nous escortèrent jusqu’à la tente de Sarah en applaudissant. Malgré la fatigue, je bombais le torse et entrais, fière de moi, dans les quartiers des adeptes de Solace. Sarah nous fit signe de la suivre et pendant que les chevaliers rouges stockaient ce que nous avions ramené, elle nous guida vers les quartiers d’Aéden. Elle lui tendit un bout de parchemin avec la description de notre butin.

— Asseyez-vous, asseyez-vous. Dis le secrétaire sans même nous regarder.
— Il n’y a que trois caisses, la priorité est aux demoiselles et aux anciens.
— Je suis pas fatigué. Enfin pas tant que ça. Je préfère rester debout.
— Puisque tu n’en veux pas, je prends ta place Aelyn. Répondit Odel.
— Donc oui, vous avez donc ramené… oh mince, désolé pour votre compagnon. Oui donc, trois sacs d’algues et un crocodile, vidé et découpé ainsi que deux trolls dans le même état.
— Et on a pas tout ramené. On a laissé sur place une petite dizaine de trolls qu’on a préparé comme ceux que vous avez et on a pas pu ramasser toutes les algues.
— Oui, d’ailleurs, si je puis me permettre, ça serait bien que nous y retournions avec quelques bras supplémentaires pour tout ramener.
— C’est ce que j’allais dire. On pourrait y retourner pour ramener ce qui reste.
— Bien, bien, belle récolte. Repartez voir les chevaliers et revenez ensuite pour recevoir votre pécule.

Nous fîmes ce qu’Aéden nous conseilla. Les chevaliers rouges recrutèrent une dizaine de personnes dans le camp et nous repartîmes dans les tunnels naturels qui menaient jusqu’à l’endroit où nous avions laissé notre précieux butin. Locke se plaignit une nouvelle fois et décida de rester au camp. Nous revînmes avec de quoi nourrir tous les réfugiés pendant plusieurs semaines. La viande de troll et de crocodile permettrait de donner un peu de gout au plat et de permettre à tout le monde de se sentir mieux. De nouveau, Aéden nous reçut. Cette fois, ce fut avec un grand sourire.

— Alors, nous avions dit que vous seriez payé cinquante sols par sac d’algues.
— Euh oui. Mais, on a aussi ram…
— Attendez avant de réagir. Je crois que ce que vous avez fait pour le nouveau Port-Royal mérite bien plus. Voici pour votre labeur. Interrompit-il en poussant la caissette posée sur son bureau. Au passage, vous avez les chaleureux remerciements de Lord Herrek. Tout le camp va parler de vous pendant des jours.
— Oh… merci… dit Cat en prenant le coffret.

Nous revînmes à notre tente et ouvrîmes, intrigués. Nous ne pûmes retenir un ooh de surprise quand nous découvrîmes ce qu’il contenait. Plus de 2500 sols venaient de nous être offert. Je crois que je n’avais jamais vu autant d’or. Vu les prix que les commerçants du camp pratiquaient, cela n’allait pas être de trop.

Ce nouvel apport de fonds fut l’occasion d’acheter du matériel, de faire travailler un tanneur sur la peau de crocodile que nous avions trouvé, de rembourser notre dette auprès du jeune message qui nous avait apporté les pierres runiques et de nous offrir les services d’identification de Parapuce, le mage des massacreurs d’araignée. L’anneau du chef des trolls des mers permettrait de gagner en rapidité. Hamilton en ferait bon usage, nous en étions sûrs, mais pour lui, porter un objet ayant appartenu à une engeance était une aberration. Nous le forçâmes à aller demander l’avis de Sarah. Je l’accompagnais jusqu’à la tente de la prêtresse afin de m’assurer qu’il irait bien lui poser la question.

— Dame Sarah, j’ai en ma possession un anneau, mais il a été sali en étant porté par des trolls. Mes compagnons, sous prétexte qu’il permettrait que je sois encore plus fort, me disent qu’il faut que je le porte. Mais je crains que Solace ne veuille pas que je l’utilise.
— Vraiment ? répondit Sarah surprise par l’hésitation du Chevalier. Vous ne pensez pas que Solace ne voudrait pas que vous soyez plus fort pour défendre au mieux ses intérêts et ceux de la population du Royaume ?
— Mais, madame, l’anneau a été corrompu. Il a été porté par un troll.
— Hé, Hamilton, il faut vous détendre un peu. Solace sera content que vous ayez repris cet objet de pouvoir à ces viles créatures. Vous ne croyez pas ?
— Mais, mais…
— Oui, bon. Fit Sarah en tentant de camoufler un soupir d’agacement. Je vous autorise, au nom de Solace, à porter cet anneau.

Assise sur le coin d’une table, je regardais Sarah. Je lui fis un grand sourire et articulais un « merci » sans le prononcer. Hamilton allait être encore plus efficace.

Au bout de quelques semaines, alors que nous étions remis de nos blessures et de notre fatigue, un messager vint nous confier une missive en provenance d’Aden, nous donnant rendez-vous dans sa tente avant la tombée de la nuit. Cela pourrait être une indication étonnante lorsque l’on vit dans des grottes plongées dans une obscurité permanente, mais les prêtres de Solace, toujours sensible au rythme des journées avaient pris l’initiative de tenir à jour une espèce d’horloge. En fonction de l’heure ressentie, ils allumaient des torches en haut d’un mat qui surplombait le camp. Tous les réfugiés de Port-Royal pouvaient ainsi vivre de manière synchronisée, mangeant et dormant à heures à peu près fixes.

Nous nous présentâmes donc, comme convenu, devant la tente d’Aéden. Avant même que nous passions la porte en toile, l’archiviste nous proposa de nous assoir. Comme la dernière fois, il n’y avait pas suffisamment de place pour tout le monde et comme la dernière fois, Hamilton et moi restâmes debout. Je préférais de toute manière voir la scène d’en haut.

— Bien, avant toute chose, je tiens à réitérer, au nom du camp dans son ensemble, nos remerciements. Vos actions, si cela était utile, nous ont prouvé votre valeur. Vous avez vraiment rendu la vie des réfugiés moins difficile. Mais ce n’est pas pour cela que je vous ai fait venir, vous vous en doutez bien. Comme vous le savez, les sous-sols de Port-Royal sont percés d’innombrables tunnels. En dessous des égouts se trouve ce qu’on appelle les tunnels supérieurs, que vous avez empreints avant d’arriver ici. Ils servent — enfin servaient — de catacombes et c’est là que beaucoup de nos héros et riches citoyens sont enterrés. De nombreuses stèles sont pourtant des leurres et ne protège rien sinon une petite surface des parois des cavernes dans lesquelles ces passages ont été creusés. Nous voudrions que vous retrouviez celle de Tragor le sauvage. Il y a été enterré avec son épée qui s’avère magique. Vous pourrez garder tout ce que vous trouvez y compris cette arme.
— Si je peux me permettre Aéden. Fis-je remarquer. De ce que vous nous dites, Tragor était un héros, il a été enterré avec son arme fétiche, c’est normal, c’est un héros. Pourquoi on irait le déranger et lui piquer son épée. On a déjà laissé des trucs précieux après de Ralugon et de Trabian. C’est pas dans nos habitudes de piller des tombes. Pourquoi on irait faire ça, pour notre propre intérêt en plus ?
— Et bien, répondit Aéden quelque peu surpris par ma remarque. Effectivement, cela peut ressembler à du pillage de tombe. Mais équiper au mieux nos héros est une priorité pour nous. Vous avez prouvé que vous étiez plus qu’utiles à la communauté. Plus vous serez puissant, plus vous serrez à même de nous protéger tous et peut-être même de faire fuir nos ennemis.
— OK. Continuais-je. Je comprends le raisonnement. Ça me va. C’est quoi les dangers ? Si c’était une tâche facile, vous auriez pas fait appel à nous, peut-être vous auriez demandé aux Massacreurs d’araignées d’y aller à notre place.
— Et bien, on nous a rapporté que, depuis l’attaque des Étrangers, les morts enterrés dans les catacombes se lèveraient. Et il y a ces rumeurs…
— Du Seigneur des vermines qui ne sont pas non plus rassurantes, coupa Odel.
— Effectivement. Voilà, vous savez tout. Des questions ?
— Euh oui… je voudrais savoir s’il est possible, éventuellement, de ne partir que dans quelques jours, histoire de pouvoir se préparer un petit peu ? demanda Cat en se tordant les doigts. Oh pas trop, je ne voudrais pas retarder tout le groupe.
— Bien sûr, il n’y a rien d’urgent. Vous pouvez prendre tout le temps que vous désirez. Voici le chemin à suivre pour atteindre son tombeau. Ce n’est pas un plan proprement dit. Il vous faudra compter les stèles et tourner aux bons embranchements. Ça ne devrait pas être difficile.

Alors que nous nous apprêtions à sortir de sa tente, Aéden nous rappela.

— Ah, j’oubliais, je sais que vous le regrettez surement et que vous n’avez nullement prévu de le remplacer, mais nous vous avons trouvé quelqu’un pour vous accompagner. Il vous attend probablement à votre tente.
— Euh… On est vraiment obligé ? demandais-je. On a pas besoin d’un boulet ou d’un stagiaire, hein.
— Vous verrez, je suis sûr qu’il vous sera d’une grande aide. Il a, comment dire, des compétences qui, en temps ordinaire, on apprécie plutôt moins que plus. Mais comme les temps sont loin d’être ordinaires…
— OK, si vous nous l’imposez, on fera comme si c’était un ami. Répondis-je un peu renfrogné.
Devant notre tente, un halfelin était assis par terre. Il jouait négligemment avec des espèces de griffes qu’il portait aux poignets. En nous voyant arriver, il se fendit d’un large sourire, se leva et s’avança vers nous en tendant la main. Je m’arrêtais et le regardais bouger. Son pas était léger, sûr, plus que ce que j’aurais imaginé chez une personne de sa taille.
— Eh ! Bonjour ! C’est vous les Déchainés ? J’aime bien votre nom. C’est parce que vous étiez enchainés et qu’on vous a libéré et que maintenant vous allez vous déchainer.
— Ouaip. Répondit Odel laconiquement.
— Ah. Il paraît que je vais en être maintenant.
— Oui, il paraît. Bienvenu dans le groupe. Je me présente, je suis Aelyn. Aéden a dû vous parler de moi.
— Euh… pas particulièrement. Mais enchanté Aelyn. Moi, c’est Altaïr et je vais vous accompagner dans les tunnels supérieurs.

Les préparatifs ne furent pas longs, nous avions déjà pris les devants. La prudence de Cat était évidemment justifiée. Il ne fallait surtout pas partir comme ça, tête baissée. Surtout si des morts se relevaient et que des rats tuaient tout ce qui passait à leur portée. Nous avions eu un petit aperçu de ce genre de problème avec Bareena avant l’Évènement. Et je n’avais vraiment aucune idée de comment combattre des morts qui se seraient donné le mot pour revenir parmi les vivants.

Trois jours après le rendez-vous, nous prîmes nos sacs préparés la veille et nous partîmes en direction du bac. Nous rejoignîmes sans aucune difficulté l’accès aux tunnels supérieurs. Nous suivîmes à la lettre les instructions fournies par Aéden.

Après une bonne petite heure de périple, nous découvrîmes, avec horreur, un véritable charnier. Une trentaine de squelettes gisaient sur le sol en pierre. Les ossements portaient des stigmates de centaines de morsures, plus aucune chaire n’était visible. Je m’accroupis pour analyser la situation.

— Surement un coup du Seigneur des vermines. Regarde Odel, ils sont encore blancs et les tendons sont intacts. Dis-je en prenant un os et en le rapprochant du visage du mage. C’est sûr, ça date de pas longtemps.
Je fis une pause. À la vue de l’os que je lui avais tendu, Odel était devenu blanc comme un linge.
— Ça va Odel ? Tu es malade ?
— Retire-moi ça de sous mon nez ! beugla Odel en réprimant un haut-le-cœur. C’est dégueulasse Aelyn.
— Vous devriez avoir plus de respect pour ces morts, mademoiselle.
— Oh ! Ça va, hein ! Vous avez entendu ce que nous a dit Sarah et Aéden. La priorité, c’est les vivants maintenant. Et là, c’est important de savoir ce qui s’est passé pour pas qu’il nous arrive la même chose.
— Aelyn a probablement raison. Ajouta Cat. Plus nous en savons, moins nous prenons de risques inutiles.
— Et là, tu vois Odel, les corps sont tous habillés différemment. C’est donc pas des esclaves. C’est bizarre non.
— Bon sang, Aelyn, arrête de montrer les choses avec un os à la m…
Odel ne put terminer sa phrase et vomit en plein milieu du chemin. Confuse, je lâchais l’os fraichement rongé.
— Désolé Odel, dis-je en tentant de m’excuser du regard. J’avais pas fait gaffe.

Odel s’essuya la bouche du revers de la manche en me regardant d’un œil noir. Cela contrastait avec son teint un peu verdâtre. Je faillis rire, mais ne sachant pas comment le mage allait le prendre, je me retins.

Nous laissâmes l’endroit tel qu’il était, nous promettant d’arranger les corps à notre retour. Nous continuâmes dans les couloirs, comptant les stèles, tournant à droite puis à gauche en fonction de ce qui était écrit sur le parchemin qu’on nous avait fourni. Comme indiqué, nous finîmes par atteindre une salle circulaire d’une vingtaine de mètres de diamètre. Au centre trônait une imposante statue de Tariann en armure, son épée brisée. Trois autres représentant les trois races, nains, elfes et halfelin, ayant permis de libérer le royaume des arachnéens l’entouraient. Une cinquième, surement jadis aussi grande que ses voisines, était en morceaux. Il n’en restait plus que le socle et les traces des pieds. La scène était assez étrange, seulement visible grâce à la lumière de nos lanternes.

Le document fourni par Aéden nous indiquait le passage, partant juste derrière le monument, qui nous mènerait à la stèle que nous cherchions. Effectivement, après cent cinquante mètres, le couloir débouchait sur une nouvelle enfilade de monolithes. Nous nous arrêtâmes quelques minutes devant celle que nous devions ouvrir à réfléchir à la méthode à employer pour arriver à nos fins. Après assez peu de débats, nous optâmes pour la plus simple, celle qu’Hamilton nous avait suggéré quelques instants plus tôt : la force brute. Nous nous arcboutâmes et au prix d’un effort commun, nous réussîmes à la déplacer suffisamment pour que nous puissions nous faufiler à l’intérieur.
La pièce cachée derrière était grande. Au fond, sur une estrade de pierre d’un peu plus d’un mètre cinquante de haut, un sarcophage contenant à coup sûr les ossements du héros que nous cherchions. Prudemment, nous montâmes sur le promontoire. Je restais un peu en arrière, l’arc bandé, pertes à tirer pendant que mes compagnons poussaient le lourd couvercle.

Soudain, la pierre tombale fut violemment projetée en contre bas. Elle vola en éclat. Le fracas de sa chute nous prit tous de court. Du sarcophage, sortit un immense squelette encapuchonné d’une peau de chinook. À son bras, la créature tenait une grande épée de métal sombre, d’où émanait de légères volutes noires. Elle se leva et nous lança un strident cri de rage qui me glaça le sang.

Episode 12

Dramatis Personae

Aéden est un ancien bibliothécaire de Mirzidor. Dès les premiers jours, il reçoit les héros pour que ces derniers lui expliquent ce qu’ils ont vu. La discussion avançant, ils arrivent ensemble à la conclusion que les envahisseurs étaient là avant que le pic ne tombe. C’est lui qui leur donne aussi leur première mission : aller récolter des algues vertes au sein même du territoire des trolls des mers.

Bareena est une aventurière dératisatrice. Les héros l’ont rencontrée dans les égouts de Port-Royal alors qu’elle était entrain de se débarrasser de nuées de rats. Ils l’ont aidée dans sa tâche. Elle connait Albian Galstaf et leur a indiqué où il était parti.

Coeur Vaillant est un célèbre troubadour. Les héros l’ont rencontré , sans lui parler, dans une auberge à Aragron où il a raconté l’histoire des Septs et du roi troll.

Dara est la compagne de Ralugon. Les aventuriers l’ont rencontré la première fois au camps de Port-Royal alors qu’ils lui rapportaient l’anneau du nain autre fois chef du groupe des Briseurs de Golems.

⚰️ Émile Keswraith est un prospecteur nain. Il a indiqué aux héros où se trouvait les ruines sa-karan qu’Albian Galstaf cherchait à explorer. Il a été trouvé mort à Aragron, gisant au coté du corps de Saler Falon.

Giniane est un prêtre de Solace d’une trentaine d’années. Il officie dans le camp de réfugiés situé sous la ville de Port-Royal.

Gralène est un ancien officier de la garde. Le groupe l’a rencontré alors qu’ils démontaient le manoir des Galstaf. L’homme aux cheveux grisonnant leur a donné de quoi manger et leurs a expliqué le sort réservé aux faibles. Les vieux et les enfants ont tout simplement servi de nourriture aux envahisseurs. Il a été libéré de ses chaînes en même temps que les aventuriers.

Aussi appellé « Le Loup », lord Herrek est le champion du roi. Il a lancé la résistance en créant un camps de réfugié dans une immense grotte situé sous la ville de Port-Royal. Les aventuriers se sont mis à son service à leur arrivée dans le camp. Des rumeurs cours à son sujet. Il aurait été capturé par les Maîtres et aurait tenté de tuer le roi. On raconte même qu’il serrait toujours controlé par les ennemis.

Jacob Galstaf est le premier commanditaire des héros. C’est un riche marchand d’épices, très proche de la noblesse de Port-Royal. Il a fait passer une annonce discrète à laquelle ils ont répondu.

Jonasz Skulf tient le bar de la célèbre taverne de Port Royal l’Ombre du Roi.

Parapuce est magicien de Mirzidor tout comme Odel. C’est un membre du groupe d’aventurier des « Massacreurs d’araignées ».

⚰️ Simon Rothleg est le secrétaire particulier des Galstaf. C’est lui qui a expliqué au héros en quoi consistait leur première mission. Il semble désinvolte, souriant et avenant. Son corps a été retrouvé dans les gravas du manoir de ses anciens employeurs.

Rada est une prêtresse de Solace d’une vingtaine d’années. Elle officie dans le camp de réfugiés situé sous la ville de Port-Royal.

⚰️ Ralugon est un nain à la réputation jovial. Il est le chef des Briseurs de golems. Les héros l’ont croisé au début de leurs aventures alors qu’ils se rendaient à Aragron. Ils ont ensuite retrouvé son corps, à moitié dévoré au pied du pont enjambant la rivière non loin du village de bucheron. Aelyn a récupéré son anneau pour attester l’avoir trouvé. Un tumulus a été érigé en son honneur.

⚰️ Reg est un brigand qui, avec ses acolytes, a organisé une embuscade sur la route menant à Aragron. Malheureusement pour lui, il est tombé sur les aventuriers et a essuyé une sévère et brutale défaite. Tous ses compagnons ont été tués. Quant à lui, il a été forcé d’intégrer le groupe pour aller, à son fort défendant, jusqu’à Port-Royal. Reg est mort, en combattant aux côtés des héros, lors de la première mission confiée par Aéden.

Romwind est une guerrière membre des Briseurs de golems. Les aventuriers l’ont rencontré la première fois au camps de Port-Royal alors qu’ils rapportaient l’anneau de Ralugon.

⚰️ Les héros ont rencontré Saler Falon alors qu’il gardait la palissade à Aragron. C’est un ancien chevalier rouge. Il a perdu son bras au court d’une aventure et a été soigné dans le village où il habite aujourd’hui. Son corps a été découvert dans la salle principale de l’auberge d’Aragon.

Sarah est une prêtresse de Solace. Elle dirige le culte dans le camps de réfugiés situé sous la ville de Port-Royal. C’est elle qui a permis à la résistance de libérer les aventuriers du joug des Maîtres.

Tam est une petite fille retrouvée près d’une maisonnette à moitié détruite par les flammes, située à une journée de marche d’Aragron. Elle était prostrée derrière un muret, complètement paniqué. Les héros l’ont recueillie et persuadée de les accompagner jusqu’au village de bucheron. Alors que tout le monde la croyais morte, elle surgit de nul part dans le camps de réfugiés sous Port-Royal.

⚰️ Trabian Galstaf est le fils de Jacob Galstaf. Il était membre des Cavaliers Écarlates. Les héros l’ont retrouvé mort dans d’anciennes ruines Sa-Karan. Il a vraisemblablement perdu la vie en combattant des espèces de tripodes arachnéens. Aelyn a récupéré sa chevalière portant les emblèmes de sa famille.

Trévor Galstaf est le frère de Jacob. C’est un chevalier rouge travaillant au côté de Sarah dans le camp de réfugié de Port-Royal. Les aventuriers lui ont remis la chevalière de son neveu Trabian. Il a offert une épée longue enflammée à Hamilton.

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